Matthieu Loos

MatthieuLoos-PPNRouxMatthieu Loos est un artiste formé à Strasbourg, un scientifique alsacien déformé à l’art dramatique. Ou l’inverse. Peu importe.

Formation·s

Au cours de ses années d’études académiques à l’Ecole Nationale Supérieure de Physique de Strasbourg (actuelle Telecom Strasbourg), Matthieu Loos se passionne pour la physique fondamentale, s’en sort avec un diplôme d’ingénieur et un DEA, et songe alors à s’orienter vers la recherche… mais en parallèle il découvre le théâtre dont il devient fou, et glane avidement une expérience amateure fondatrice, au sein de diverses troupes strasbourgeoises.

Entre 2002 et 2006, sa vie active débute naturellement par l’exercice simultané des professions d’ingénieur de recherche et d’acteur. Dans les deux domaines, un même désir de représenter le monde l’agite. Héritant autant d’Eugène Ionesco que de Werner Heisenberg, il développe un goût certain pour l’incertitude et sa rigueur poétique.

Auteur · poète dramatique

Lorsqu’il se résout à « n’être plus qu’un artiste », il n’abandonne toutefois pas la physique, et poursuit son dialogue passionné entre science et théâtre. Il conduit depuis 2010 une recherche sur la « présence observable » : il y associe des neuro-scientifiques à des artistes, développant des expériences scientifiques sous forme de performances artistiques, ou l’inverse, peu importe. Ses oeuvres sont toujours empreintes d’un besoin de représenter le monde dans ses contrastes les plus absurdes – et les plus excitants, car dans la friction des opposés réside la pensée la plus vivace !

Au fil du temps, dans l’enchainement des projets, tout semble se resserrer inexorablement autour d’un thème central : le temps, justement.

En 2015, il ajoute une journée au calendrier grégorien : le 29 février 2015. Il affirme ainsi son insoumission à Chronos. L’oeuvre Bissextil (performance photographique et poétique) s’étire alors pendant un an et un jour poétique, entre deux 29 février consécutifs éloignés de seulement 365 jours. Du jamais vu !

Poète insoumis, il est l’auteur du livre Une horloge n’est pas le temps, édité chez Libel en 2016, et le créateur de Debarda, une république poétique – dont il affirme que si l’on y pense un peu, Debarda est l’Etat dans lequel on est.

En 2021, il est compagnon du Théâtre National Populaire, à Villeurbanne, afin d’y présenter les premiers pas de sa théorie des fragments. Le texte se présente comme le premier volet d’un diptyque autobiographique usant d’une relation intime à l’Histoire, décomplexée, libérée des contingences chronologiques.

Chef de troupe · metteur en scène

Depuis 2012, il dirige la compagnie de théâtre CombatsAbsurdes. Résolument contemporaine et internationale, la troupe navigue entre des œuvres d’auteurs et des créations propres. Sans fierté, Matthieu Loos y développe ses inepties. Il pilote également une collaboration européenne avec des artistes d’Allemagne, de Suède, d’Autriche et de Slovénie. Dans ce cadre plusieurs projets furent soutenus par les programmes culturels de l’Union Européenne (Should I stay or should I go ?Our Lives).

En tant que metteur en scène, en plus de ses propres oeuvres, il porte à la scène des textes de Jon Fosse (Kant – un monologue sur les vertiges de l’infini), et d’Edward Albee (La maison et le zoo – dialogue écrit à rebours par l’auteur, en 58 ans !).

Acteur

Interprète, Matthieu Loos travaille régulièrement pour le cinéma (récemment dans « Nos Batailles » de Guillaume Sénez, bientôt dans « Rouge » de Farid Bentoumi, « C’est magnifique » de Clovis Cornillac, et « La fine fleur » de Pierre Pinaud), et dans quelques téléfilms et séries françaises (voir sur l’Internet Movie DataBase).

Enfin, il collabore au théâtre avec Olivier Maurin, Arthur Fourcade, Mohamed Brikat, Ragnhild Lund, Marko Mayerl, Gérard Col, Vincent Faller, Alexandre Chetail (Amadeus Rocket), Philippe Muyard, Elise Dano, dans des œuvres classiques et contemporaines.